Un médecin, Pierre Dupin, et son assistante, ont reçu les patients adressés par leur médecin traitant après une inscription indispensable sur Doctolib. Tous les créneaux horaires avaient été pris d’assaut et il en est déjà de même pour le prochain passage prévu fin juillet.
En ces temps où il est difficile de trouver un spécialiste, cette initiative – si elle ne remplace pas une consultation habituelle en cabinet médical – a le mérite d’offrir une première expertise avec analyse des besoins, acte chirurgical bénin éventuel et orientation vers la spécialité adaptée. Le Mobilderm parcourt la Nouvelle- Aquitaine depuis février jusqu’à fin juillet (à Peyrehorade) avant de rejoindre de nouveaux territoires demandeurs. Il sera prochainement dans les Hauts-de-France.
Raréfaction de spécialistes
Le docteur Pierre Dupin a fait le point sur la situation actuelle de sa spécialité, touchée par le recul des praticiens, quand ceux qui arrivent à l’âge de la retraite ne trouvent pas de successeurs. Il souligne que certains départements en France n’ont plus de dermatologues, et que le problème se pose aussi pour d’autres secteurs de santé avec, fatalement, une réponse hospitalière à ce « désert » médical. Selon lui, la
réponse au problème réside dans la prévention des risques et l’autosurveillance.
Le rôle de la Mutualité française, représentée par Rhanem Goumi, directeur général départemental, et Alexandre Chaineux, directeur
de la filière santé, participe à l’évolution de l’offre de soins. Le centre peyrehoradais, ouvert en avril dernier, est déjà doté d’un
cabinet dentaire, de médecine générale et d’un ORL en attendant la venue d’un allergologue en septembre.
Un service d’ophtalmologie est également disponible au 395, avenue du Général-de-Gaulle. Un autre projet mobile est prévu mi-septembre avec des consultations à l’Ehpad.